Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Amélie, 33 ans

 

    Moi c’est Amélie, à l’heure où j’écris ces lignes j’ai 33 ans.

Je vis et j’ai grandi en Lorraine, plus précisément j’habite à Uckange, une toute petite ville qui jouxte Florange, célèbre pour sa fameuse usine Arcelor-Mittal.

Je suis mariée, et je vis avec trois mâles : mon mari évidemment, son fils adolescent issu d’un premier mariage et qui vit chez nous a temps plein, et notre Marmot de 5 ans.

Je n’ai pas de hobby particulier, si ce n’est un goût certain pour l’écriture (et il en faut un minimum quand on tient un blog). Je cultive également une passion pour le lâcher prise, la non prise de tête, l’écoute de soi…

 

     Je suis actuellement qualiticienne dans la grande distribution. Mon quotidien : des contrôles (prix, températures, hygiène, dates de consommation…) et un bon lot de tâches administratives (gestions des réclamations clients, diverses déclarations réglementaires…). J’ai la chance de travailler à temps partiel, en contrepartie j’ai donc un petit revenu.

Quand je suis tombée enceinte de mon fils, la question du congé parental s’est vite posée, et je n’ai pas eu le choix : je devais continuer à bosser pour m’en sortir financièrement. Quand il a fallu retourner travailler et laisser à une nourrice inconnue mon petit bonhomme qui n’avait même pas trois mois, ça a été un déchirement.

C’est à ce moment que l’idée de travailler autrement a germé dans mon esprit. Je devais trouver un moyen de gagner au moins l’équivalent de mon petit revenu de salariée, tout en trouvant une activité qui me permettrait d’être plus présente pour ma famille.

Ayant un bac+3 en Qualité Alimentaire, je voulais me servir tout de même de mes acquis, et c’est tout doucement que j’ai commencé à penser à une reconversion vers le métier de Conseillère en Organisation Personnelle.

 

     Mon projet est resté dans le domaine du rêve lointain un bon moment, tout simplement parce que je voulais (et je veux toujours) un deuxième enfant, et question de timing je m’imaginais que j’allais profiter d’un congé parental (que je prendrais ce coup-ci) pour monter mon projet.

Oui mais ! Après deux ans d’essais, toujours pas de bébé en vue… Il parait que c’est dans la tête et qu’il ne faut pas y penser ! Alors histoire de me changer les idées, je me suis mise à réfléchir plus précisément à ce projet qui me tient à cœur : ma petite entreprise.

Et à force de bosser dessus, de me renseigner, de prendre la température du marché… J’ai eu envie de faire un pas plus en avant : commencer par créer un blog qui me permettrait de fédérer une communauté, de réseauter, de gagner une petite notoriété… Parce que ce sont des choses qui prennent du temps, et que chaque personne qui s’imprègne de mes conseils aujourd’hui est peut-être mon client de demain !

Techniquement aujourd’hui je me sens (quasi) prête à me lancer, j’attends mon premier client pour me tourner vers la micro-entreprise dans un premier temps, puis une entreprise individuelle, plus tard quand je dégagerais l’équivalent de mon salaire actuel en bénéfices.

 

     La difficulté, elle commence avec soi-même. Il faut apprendre à s’écouter ! Ça parait simple, et pourtant c’est tellement compliqué !

Parce qu’évidemment en deux ans de réflexion de mon projet, j’ai eu l’occasion de voir un peu ce qui se faisait dans le genre, de m’imprégner du travail de personnes inspirantes sur le sujet. En lançant mon blog version 1, sans même m’en rendre compte j’ai commencé à faire comme les autres, à faire ce que je pensais qu’on attendait d’une conseillère sérieuse et professionnelle… Et au bout de quelques mois, je me suis rendue compte que je n’aimais pas ce que je faisais, parce que ce n’était pas moi tout simplement…

J’ai tout arrêté et pris un mois de réflexion, et tout doucement s’est dessiné dans ma tête mon blog version 2, tel qu’il est aujourd’hui.

J’ai laissé de côté les aspects barbants de l’organisation et j’aborde les sujets à ma manière : je simplifie, je déculpabilise, je décomplexe, j’amène du fun !

Aujourd’hui quand je lis mes articles, je suis fière parce que c’est mon vrai moi qui parle !

La prochaine étape est de créer MON offre, proposer des programmes de coaching qui ME ressemblent et que je prendrai plaisir à diffuser.

 

    La seconde grosse difficulté que j’ai rencontrée pour le moment, c’est la manière de gérer ma promotion : là aussi j’ai commencé par vouloir faire « comme tout le monde ».

J’ai rejoint des tas de groupes de blogueuses sur les réseaux sociaux, je partageais mes articles, et je générais un bon petit traffic, mais à quel prix !

Je passais des heures sur Facebook, pour coller aux règlements de chacun des groupes qui exigent tantôt de poster tel jour, tantôt de suivre tant de personnes…

Un jour j’ai reçu le commentaire de trop : celui ou une personne qui n’a clairement pas lu votre contenu, vous impose le lien de son site en auto-promo façon « J’ai la dalle » … Et je me suis sentie agressée ! J’ai compris pourtant que c’était ma faute : dans ces groupes, j’exprimais ma dalle-attitude et on me rendait la pareille… Après quelques jours de réflexion, je me suis désinscrite de tous ces groupes de promo, et je suis passée en mode slow vis-à-vis de ma mise en avant.

Et vous savez-quoi ? J’ai gagné en sérénité, ça fait un bien fou ! Je perds beaucoup moins de temps sur les réseaux sociaux, je ne suis que des gens, des pages, des groupes que j’aime d’amour. Résultat : de magnifiques rencontres, trois projets de partenariats en cours avec des gens qui partagent mes valeurs, et encore une fois, j’ai appris à faire à ma façon, en arrêtant de me forcer à faire des choses avec lesquelles je n’étais pas en phase.

 

     Je pense qu’être une femme dans mon activité future est un atout.

Parce que même si j’ai en horreur toute forme de sexisme ou de cliché, mon lectorat est composé (à vue de nez) de plus de 95% de femmes. Il faut se rendre à l’évidence : les hommes se sentent moins concernés par l’organisation personnelle, en particulier sur les sujets du quotidien, de la famille…

Et d’un autre côté je pense qu’une femme qui chercherait à optimiser son organisation aurait sans doute plus confiance en une autre femme, quelqu’un qui comprendrait peut-être mieux ses besoins et son mode de fonctionnement instinctivement.

 

     Pour le moment je n’ai pas eu recours à aucune aide « officielle », j’ai fait un cheminement exclusivement personnel. Ceci dit je me permettrais de citer deux sources qui m’ont été d’une aide très précieuse pour développer MA patte, MON individualité et comprendre tout un tas de choses sur la face cachée de l’entrepreneuriat, il s’agit en fait de deux groupes Facebook :

Pour ma casquette de blogueuse : Blogtrepreneure avec Annelise (https://www.facebook.com/groups/blogtrepreneure/) c’est un groupe très inspirant destiné à celles qui désirent monétiser leur blog d’une manière ou d’une autre. On est loin de l’auto-promo, j’y trouve une vraie valeur ajoutée chaque jour par le soutien, les conseils, les suggestion et avis d’autres blogueuses, bref un vrai groupe avec de vrais échanges.

Pour ma casquette de (future) entrepreneuse : les entrepreneuses qui déchiiiiiirent ! (https://www.facebook.com/groups/entrepreneusesquidechirent/) Là encore c’est un groupe incroyable qui dégage une énergie folle, au quotidien j’apprends des choses qui me servent où me serviront. Grâce à Céline et les EQD, je relativise, et j’ai appris à développer la kiff-attitude ! C’est en grande partie grâce à ce groupe que j’ai compris que je n’étais pas sur la bonne voie au lancement de la première version de mon site, et que j’ai changé de direction pour trouver MA voie.

 

     Et mon entourage dans tout ça ? Et ben il ne me soutiens pas du tout !

Je vis dans l’indifférence totale de mes proches vis-à-vis de mon projet ! Un mois après le lancement de mon blog dans sa version définitive, ma mère et ma sœur n’ont toujours pas pris 5 minutes pour jeter un œil sur le site par exemple… J’essaye de ne pas y penser mais ça fait quand même un petit pincement au cœur !

Mon mari, quant à lui, suit un peu mon avancée par la force des choses, puisque je lui parle un minimum de mon avancement, qu’il est co-administrateur de mon groupe Facebook pour des raisons de sécurité…

Depuis que je chemine dans mon projet, j’ai évolué, et lui aussi est passé par plusieurs phases. Au début il était très négatif et n’arrêtait pas de me dire que je risquais de me planter, de ne pas y arriver… Et au lieu de me saper le moral ça a eu l’effet inverse, je lui trouvais des arguments pour légitimer ma décision. Et j’ai réussi à lui faire comprendre que le pire qui puisse m’arriver c’est de ne pas connaître le succès et d’être déçue. Je ne vais pas quitter mon boulot alimentaire sur un coup de tête, et je n’ai pas d’investissement à faire au lancement, si ce n’est les frais liés au blog. Donc pas de risque de faillite ou d’endettement… Me lancer c’est tout bénef !

Puis il a eu sa période peur du changement. Lors d’une discussion autour de mon projet il m’a lâché que dans un sens il avait peur que je réussisse. Peur que je gagne en confiance, en assurance, peur que je rencontre de nouvelles personnes, peur que je change… Et finalement que ces changements me donnent envie de changer aussi de mari ! J’ai dû lui expliquer que mon métier je le fais par défaut, parce que j’ai suivi mes études en mode « suite logique » sans même envisager de changer de voie, puis parce que j’ai commencé ce travail pour que Pôle Emploi arrête de me radier-réinscrire tous les deux mois à des prétextes bidons, alors que j’aurais pu vivre encore une année entière en touchant 200€ de plus en chômage que ce que m’apporte mon job en salaire… Bref une succession de choix par défaut ! Alors que lui n’est pas un choix par défaut, j’ai choisi d’être à ses côtés !

Aujourd’hui il commence seulement à me poser des questions sur mon projet, très factuelles, sur mon trafic, le nombre de mes followers… Pas sur le fond de ce que je fais qui ne l’intéresse toujours pas hélas, mais tant pis, c’est un début !

 

     J’ai beaucoup de mal à garder un œil objectif, comme on dit, quand on a le nez dans le guidon on n'apprécie pas l’intégralité du paysage !

Parfois je suis super fière de ce que j’ai fait, et au détour d’une discussion, d’un conseil, d’une suggestion, je me rends compte que j’ai occulté des choses, que je vais devoir retravailler pour intégrer des aspects auxquels je n’avais pas pensé. Mais bon c’est le métier qui rentre !

A l’inverse, je peux parfois être déçue de mon travail pour un article trop court, une photo moyenne, et avoir des tas de super retours positifs ! Bref, je suis nulle pour juger mon propre travail !

 

     Ce qui m’a donné envie de témoigner alors que mon entreprise n’est même pas encore créée, c’est l’idée de mettre des mots sur le début de mon aventure entrepreneuriale, parce que ce n’est pas quelque chose que j’aurais pris le temps de faire sinon.

Je trouve très sympa l’idée de pouvoir garder une trace de mes débuts, me souvenir de ces moments pour évaluer plus tard mon évolution.

Et puis je ne vais pas mentir, je crois en mon projet, je sais que si je m’investis à fond je peux connaître le succès, et je suis intarissable sur le sujet, j’adore en parler !

 

 

 


Lien vers le blog d'Amélie



11/05/2017
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