Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Témoignages : j'ai changé de vie


Delphine, 45 ans

 

Bonjour Delphine, tu nous fais une petite présentation ?

Delphine Wolf (delphicoach.ch) 45 ans, née en France (57), domiciliée en Suisse à Genève, en couple. Je suis fan de danse, particulièrement de danse à deux, mais aussi de pilates, de marche ou vélo dans la nature. Quand je suis à la maison, j’adore lire, toutes sortes de lectures: cela va biensûr des livres de développement personnel (qui peuvent aussi m’aider pour mes clients) mais aussi romans policiers et tout autre.

J’aime aussi passer du temps avec des amis, j’aime les bons mets et vins.

 

A présent, si tu nous parlais de ton parcours ? Des changements que tu as entrepris ?

J’ai changé de vie au niveau professionnel. Le métier que j’avais, je ne l’ai pas vraiment choisi, cela s’est fait un peu par hasard et même si j’aimais ce que je faisais (de la fiscalité dans une grande entreprise internationale), ce n’était pas ma passion. En plus de cela, c’est surtout l’environnement auquel je n’adhérais plus, un côté pas assez humain pour moi, trop de stress quotidien qui finit par user. J’avais quelques soucis au travail et j’ai demandé à avoir un coach- j’avais ce droit en tant que manager- et j’ai choisi une coach que je connaissais.

Après avoir accompli les séances dans le cadre de l’entreprise et liées directement à mon travail, j’ai décidé de prendre des séances moi-même pour un côté plus personnel, avec l’intention de trouver ce que je pourrais faire d’autre. Grâce au coaching, j’ai pu élargir mes horizons, oser me dire que même les rêves peuvent se réaliser. Et c’est comme cela que j’ai entrepris de démarrer une formation de coach et aussi que j’ai commencé à me renseigner pour donner des cours de danse, ce qui était mon rêve depuis fort longtemps, mais qui ne restait qu’au niveau du rêve.

 

 A quel stade en es-tu de ton projet ? Quelles démarches as-tu entreprises ?

Quelques mois après le début de la formation en coaching, j’ai démissionné de mon emploi avec beaucoup de sérénité. J’avais de l’argent de côté, donc je n’avais pas trop de stress à ce niveau là et j’avais envie de me lancer, de tenter l’aventure de vivre de mes passions. Après ma démission, j’ai pris 4 mois sabbatiques qui m’ont fait le plus grand bien et ensuite je me suis mise à mon compte comme coach. Aussi, grâce au soutien de mon prof de danse, j’ai pu à mon tour enseigner la danse et je donne maintenant 3-4 cours par semaine.

 

Quelles difficultés as-tu rencontrées ? Quelles étapes te semblent difficiles ?

Ce qui a été le plus difficile et l’est toujours, c’est de me faire connaître comme coach indépendante. Le statut d’indépendant demande de multiples compétences comme le marketing etc ... et je ne suis pas sûre que je réalisais l’ampleur de ce qui m’attendait. Au début, je me suis toutefois donnée l’autorisation de faire les choses assez tranquillement mais après ça, même avec de la volonté, je n’ai pas réussi à avoir les résultats que je voulais. Depuis janvier, je me fais accompagner et j’ai donc maintenant de l’aide précieuse pour développer mon activité, et je sens déjà la différence. 2017 est pour moi une année charnière où je mets vraiment tout en oeuvre car j’aime cette nouvelle vie d’entrepreneuse !

 

 Penses-tu que le fait d'être une femme soit un atout ou un frein dans ton projet ? Pourquoi ?

Pour moi, je ne vois pas de frein ni d’atout. Je suis quelqu’un d’assez introverti et discret donc ce n’est pas toujours évident de me rendre visible mais je ne pense pas que ce soit lié au fait d’être une femme.

 

 As-tu contacter d'autres personnes pour t'aider dans ton projet ?

Comme dit ci-dessus, je me fais aider par une femme spécialisée dans l’aide aux entrepreneuses. Je me suis fait aider aussi pour tout ce qui est de mon site internet.

 

 Ton entourage est-il un soutien ? Est-ce qu'il t'encourage dans ta démarche ?

Je ne sais pas trop quoi répondre à cette question. Je ne me sens pas soutenue plus que ça, mais pas non plus freinée. C’est assez neutre. Par contre, quand j’ai démissionné, certaines personnes mettaient en doute ma décision mais comme j’étais très sûre de ma décision, tout-à-fait alignée, cela ne m’a pas déstabilisé. Je crois que c’est assez difficile de comprendre les difficultés d’un entrepreneur si on ne l’a pas soi-même vécu. Je parle surtout de ces problèmes là avec d’autres entrepreneuses. En ce qui concerne mes proches, j’en parle un peu mais je ne vais pas dans les détails.

 

Quel regard portes-tu aujourd'hui sur ton projet ? Parviens-tu à prendre du recul ?

Même si je ne suis pas encore où j’aimerais être, j’éprouve beaucoup de fierté par rapport à mon projet. Je sors beaucoup de ma zone de confort, et c’est loin d’être fini, et c’est cela qui me rend fière je crois. Prendre du recul ce n’est pas toujours évident, je suis constamment en plein dedans, mais de temps en temps, je regarde le chemin parcouru et je vois l’évolution, surtout ma propre évolution. Il y a des aspects de moi qui ont beaucoup changé je trouve, j’ai plus d’assurance, plus confiance en moi et en la vie.

 

Pourquoi aujourd'hui avoir envie de communiquer sur ton expérience ?

Déjà pour moi, c’est super de pouvoir mettre des mots sur tout ça, de prendre justement un peu de recul pour pouvoir en parler. Et je me dis que cela peut inspirer d’autres personnes, de voir que c’est possible de prendre le plein pouvoir sur sa vie quand on s’en donne les moyens !

 

Voici le lien vers la page Facebook de Delphine :

https://www.facebook.com/delphicoach.ch/photos/a.556804754470942.1073741827.556797271138357/793105840840831/?type=3

 

 


22/04/2017
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Elise, 33 ans

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. »

Confucius

 

 

1/ Alors commençons par parler de vous :

    Je m'appelle Elise et j'ai 33 ans. J’habite près de Saint Malo, je suis en couple sans enfant.

Passionnée par les chats depuis ma plus tendre enfance, je fais même l'affront à mes parents de faire du mot "chat" mon tout premier mot. Tout au long de ma vie, je suis restée proche de mes amis félins. J'ai toujours eu un chat auprès de moi.

J’ai également toujours aimé bricoler, concevoir des choses, dessiner. ET nous avons un hobby commun avec mon compagnon, nous écumons les fêtes médiévales en costume d’époque !

 

2/ A présent, vous voulez bien me raconter votre parcours ? quel(s) changement(s) avez-vous entrepris ? D'ordre privé ou professionnel ? Comment l'idée vous est-elle venue ? Pourquoi ?

 

    Le jour où, pour préserver ma tapisserie des griffes de minet, je décide d'acheter un arbre à chat, je me heurte au duo de compétition "motif papatte et moumoutte à foison"! et tout ça qui plus est, pour un prix exorbitant. Devant ce cimetière du bon goût, je décide de faire mon propre arbre à chat, avec les moyens du bord à l'époque, avec de la récup pas forcément très esthétique mais au moins 0% moumoutte !

Plus tard, je vais chercher un vrai arbre et y installer des plates-formes, je l'intègre ensuite à mon intérieur afin de satisfaire les envies de hauteur de mes deux chats.

    Je n'étais pourtant pas du tout dans le domaine de la création ou du bricolage au départ, puisque j'avais choisi un métier centré sur l'humain. En 2008, j'obtiens un Master en Psychologie sociale et Ressources humaines.

Je travaille ensuite dans les Ressources humaines, l'insertion, puis le conseil en changement de carrière, les bilans de compétences. Chacun des postes me paraissait intéressant les premiers temps puis dès que j’avais parcouru les différentes tâches, tout me paraissait répétitif. En prenant le poste de consultante en bilan de compétences, il était clair pour moi que c’était ma dernière tentative avant de chercher à me réorienter vers un autre domaine que les ressources humaines.

    Lors de cette expérience, je suis autonome sur un bureau et je gère aussi bien les clients du cabinet, mon chiffre d’affaire ou l’intendance du lieu. Je découvre également énormément de métiers différents avec les gens que je rencontre et qui ont le courage de changer de carrière. Je les accompagne avec joie dans ce processus et avec… envie.

Je fais beaucoup d’heures, je m’investis beaucoup pour les gens, je ne me rends pas compte que je m’épuise moralement, à sans arrêt essayer de remonter le moral des gens qui vivent des situations difficiles dans leur entreprise, leur vie personnelle parfois. Subir la pression de devoir finir les parcours de chaque bilan de compétences avec un nouveau projet construit alors que parfois les gens ne sont pas prêts à construire. Sans parler des plans sociaux dont nous gérons parfois les reclassements.

Bref BURN OUT ! Syndrome d’épuisement professionnel, craquage… appelons ça comme on veut !

Gros passage à vide, arrêt maladie 3 jours où je ne peux pas articuler une phrase sans pleurer, 6 jours où j‘essaie de ne pas rester prostrée dans mon lit. J’entrevoie ce qu’est une dépression…

Et je refuse, je refuse de continuer à faire quelque chose qui me fait du mal.

Tout mon entourage m’incite à continuer dans cette voie « c’est normal, la vie c’est difficile », « c’est normal d’en chier un peu», « on a rien sans rien », « tu peux peut-être trouver dans une autre boîte », « changer ? mais pour faire quoi ?  t’as un bon salaire, un CDI, tu es cadre ! Changer, ben oui mais pour trouver quoi ? »

Tout autant de petites phrases culpabilisantes qui vous poussent à rester bien tranquille dans votre petite boîte que VOUS avez contribué à construire pour bien rentrer dans le rang. Pour bien faire ce qu’on attend de vous, pour bien faire ce qui rassure votre entourage. Et tant que votre projet n’est pas clair dans votre tête et bien construit, ces petites remarques vous flinguent le moral.

    Après cet arrêt, ma décision de changer est prise, je vais tout faire pour commencer autre chose. Je m’applique donc les méthodes de bilan de compétences et échange avec d’autres collègues. C'est cette dernière expérience qui m'a permis de prendre conscience de ce qui me manquait dans mon métier. Ayant toujours aimé créer, je ressens alors le besoin de faire quelque chose de concret de cette capacité.

Il est en revanche difficile de reprendre des formations longues lorsqu’on est entré dans le monde du travail en France. Etant bien placée pour connaître les différentes voies d’accès, je sais que j’ai plus de chance de réussir si je vise une formation en un an. J’ai envie de travailler de mes mains et de prendre le contre-pieds de ce que je fais à ce moment-là. Ayant aimé suivre les gens du bâtiments dans leurs stages, formations, je décide moi aussi de faire un stage pour confirmer mon idée. Je demande à un ami si je peux passer une semaine avec lui en menuiserie, il est à son compte, il accepte.

Mon attrait est confirmé, la menuiserie est un des seuls métiers du bâtiment où vous pouvez travailler la matière brut jusqu’à en faire un objet fini. Les perspectives me paraissent illimitées. Je suis enthousiasmée par l’ouverture du champ des possibles. Le bois est une matière superbe à travailler.

    Je commence à tâter le terrain auprès de mes proches, ils sont fermement contre ! Mon conjoint pensait qu’il s’agissait d’idées en l’air, que ça me passerait, ce basculement dans la réalité de mes ambitions le décontenançait. La petite vie tranquille imaginée n’était finalement pas au RDV. Le soutien que j’attendais de sa part n’est pas au RDV non plus !

Ma famille : « en a discuté et est contre, elle pense que c’est une mauvaise idée ! » Cette décision me revient mais on m’annonce ça comme si c’était un droit de VETO ! Ayant toujours été proche de ma famille, la pilule est difficile à avaler d’autant plus qu’à partir de là le sujet revient toujours sur le tapis (il faut absolument qu’on la tasse dans sa boîte).

A ce moment-là, pour la survie de mon projet et mon bien-être, je mets les points sur les « i » avec ma famille : « je vois que ce que je vous dis vous inquiète et moi tout ce que vous me dîtes me fait du mal, ce sujet sera donc proscrit à l’avenir ! Je ne vous tiendrai plus au courant de mon projet et je vous interdis de me poser des questions à ce sujet. J’en suis désolée, mais c’est mieux comme ça ! » Non Mais !

    Je m’appuie sur les quelques amies qui me soutiennent dans mon projet, qui trouvent qu’effectivement ça me ressemble, que j’ai raison de me lancer, que je suis forte, que j’ai du courage… Je vais vers les gens qui me font du bien.

En parallèle mon conjoint accepte l’idée et voit bien que je ne suis pas heureuse dans mon travail. A son retour d’un voyage scolaire (il est instit), il me rapporte un magnet portant l’inscription « choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » de Confucius. Ça me touche vraiment. Et ça me donne une bouffée d’oxygène pour continuer plus sereinement.

    Après 3 tentatives de demande de CIF (congé individuel de formation)*réparties sur un an et demi, on me laisse entendre que ce n’est pas la peine de continuer, je ne fais pas partie des publics prioritaires : trop de diplômes, la priorité est donnée aux gens qui n’en ont pas, ce que je peux comprendre. Cette formule qui aurait pu être « confortable » pour une reconversion, puisque vous touchez votre salaire pendant la durée de formation, n’était donc plus envisageable.

La suite était donc plus risquée car je devais réussir à faire accepter une rupture conventionnelle à mon employeur. Chose qui pour un employeur revient à payer une salariée pour qu’elle puisse partir alors que vous êtes de votre côté satisfait de son travail et n’avez aucun intérêt à ce qu’elle s’en aille. Bref la négociation fut « épique pour moi» mais soldée par une première victoire !!!!

    Je m’inscris ensuite au Pole emploi et fais une demande de formation en sachant qu’elle fait partie des formations prioritaires de la Région Bretagne. En parallèle j’étais en contact avec le centre de formation GRETA qui au vu de ma motivation me soutenait dans mes démarches.

Une fois le recrutement et le financement assuré je passe un an en formation pour obtenir un CAP Fabricant de menuiserie, bâtiment, mobilier, agencement. Je souhaitais apprendre à réaliser du mobilier de A à Z. Cette année de formation a été un réel break dans ma vie. Je passais d’une ambiance de bureau, des métiers plutôt très féminisés à des formations très majoritairement masculines ! J’étais d’ailleurs …la seule femme !!!!! N’ayant pas la langue dans ma poche et ne me laissant pas intimider facilement, ça ne m’inquiétait pas particulièrement. Et je n’avais d’ailleurs pas à m’inquiéter car ils ont tous été très bienveillants et ravis de féminiser un peu la promo. L’ambiance était vraiment super, nous étions tous des adultes motivés en reconversion et avions envie que ça se passe bien ! Le peu de petites blagues graveleuses ou sexistes ont été très vite tuées dans l’œuf. Il suffit de dire STOP quand ça dérape lol ne pas s’énerver mais être ferme (tout est dans la nuance) ! Et honnêtement ça n’a dût arriver qu’une fois ou 2 sur toute l’année. Je fais mon possible pour me débrouiller, je refuse de demander de l’aide pour porter certaines choses lourdes parfois, bref je fais mon bonhomme ! Je veux prouver que je suis aussi capable que les autres. Nous avons eu un formateur qui était aussi très bienveillant et à l’écoute dans l’atelier, il nous a laissé libre de créer ce qu’on voulait pour l’examen. J’ai pu expérimenter un vrai processus de création et j’ai adoré ça !

A l’examen je présente un « fauteuil-bibliothèque ». Je l’obtiens haut la main avec un 16 et quelques, presque 17 !!!!!! TAAADAAAAAM !!!!!

    Mon lieu de stage accepte de me prendre en intérim à la suite de ma formation et je travaille quelques semaines pour cette entreprise d’agencement. En parallèle nous prévoyons avec mon conjoint de nous rapprocher de la côte et nous déménageons dans l’été. Cet intermède me pousse à m’interroger sur ce qui me plaît vraiment. Le travail dans l’entreprise d’agencement était sympa mais je me sentais en manque de création, l’exécution de tâches ne me suffit pas. De plus, le CAP menuiserie apporte des bases mais ne permet pas d’être autonome en entreprise. On ne vous fait pas confiance avec ce niveau de diplôme.

    Je me demande donc si ce n’est pas le moment d’étudier la question de la création d’entreprise. Je commence donc une formation avec l’association « entreprendre au féminin 35 », une journée par semaine pendant 2 mois et demi j’intègre un groupe de 20 femmes en projet de création sur le thème de « l’émergence de projet ». Nous traitons tous les sujets de la création d’entreprise (lever les freins, le rapport à l’argent, la définition de l’offre, le ciblage clientèle,…)

L'idée de mobilier pour chat était déjà présente en arrière-plan, mais je refusais de l'assumer. Je ne voulais pas être cataloguée comme "la mémère à son chat"!

    Cette formation m’a aidée à dépasser l'aspect « mémérisant » du projet, à assumer. L'idée a fini par s'imposer d'elle-même comme une évidence au fil des journées de formation. Mon envie de créer et ma passion pour les chats se rejoignaient naturellement et il y avait un réel marché. Je crois qu'il y a un cruel manque de choix aujourd'hui dans le domaine des arbres à chat et le panel proposé majoritairement en "moumoutte" contribue à cet aspect "mémérisant" pour les propriétaires de chats. Comme si le fait d'avoir un chat voulait forcément dire que l’on n’accordait aucun intérêt à son intérieur. D'où mon idée de proposer quelque chose qui puisse rendre nos chat heureux sans sacrifier notre décoration. Des arbres à chats designs et classes qui contribuent à l’embellissement de notre intérieur.

 

3/ A quel stade en êtes-vous de votre projet ? Quelles démarches avez-vous entreprises ?

    J’ai suivi la formation  « Emergence de projet » de l’association Entreprendre au féminin. J’ai réalisé une étude de marché qui a donné des résultats très encourageants. Le concept et les dessins sont réalisés, je travaille actuellement sur le prototype et l’étude des coûts de production. Je réalise le sourcing de fournisseurs afin d’obtenir des devis. J’ai également réalisé une gamme d’illustrations basée sur mes 2 chats pour faire un blog et communiquer sur le projet.

Le logo et l’identité visuelle sont en cours de création. Je ne peux rien présenter pour l’instant mais j’ai hâte ! J’ai déjà réservé le nom de domaine mais j’attends le logo pour faire un dépôt de marque et de logo à l’INPI.

 

3/ Quelles difficultés rencontrez-vous ou avez-vous rencontrées ? Quelles étapes vous semblent difficiles ?

  • L’acceptation de l’idée d’entreprendre par les proches qui essaient de vous décourager au début, quand vous n’avez pas les arguments nécessaires pour défendre votre projet.

Si vos proches sont de nature inquiète, et issus du salariat ou « pire » fonctionnaires !!!! Je ne saurais trop conseiller de ne pas parler du projet à ses proches tant que l’idée n’est pas bien formalisée, précise, argumentée.

De plus, mes proches ne font pas vraiment parti du public ciblé pour mes produits, ils ont donc du mal à comprendre que cela puisse marcher.

 

  • La communication avec les prestataires, fournisseurs… Au début on a peur de se faire avoir, d’être le « bon gros pigeon de base », cela nous fait hésiter à communiquer sur le projet. Mais il faut y aller à un moment donné ! L’idée c’est de prendre du recul sur tout ce qui est dit, chacun prêche pour sa paroisse et bave un peu sur les voisins donc il faut comparer les offres des uns avec les autres à froid.

 

  • La recherche de fournisseur : C’est un travail de fourmi, ils sont nombreux mais pas forcément équipés pour faire les pièces que je recherche ou formés. Je ne suis pas toujours prise au sérieux non plus en tant que créatrice d’entreprise. Parfois certains fournisseurs ne me rappellent même pas, là c’est à moi d’être tenace et d’aller les voir directement si je peux.

 

 

4/ Pensez-vous que le fait d'être une femme soit un atout ou un frein dans votre projet ? Pourquoi ?

 

  • Un atout en rapport avec toutes les associations, les aides et la solidarité qui existe entre femmes entrepreneuses aujourd’hui ou en projet. Je ne crois pas que je serais allée plus loin si je n’avais pas eu le groupe d’entreprendre au féminin pour me soutenir. Le groupe Facebook « Les entrepreneuses qui déchirent » est aussi un vrai booster !!

 

C’est aussi un atout avec certains hommes qui sont spontanément bienveillant quand vous êtes une femme.

 

  • Un frein vis-à-vis des prestataires et fournisseurs qui ont tendance à se dire dans un premier tant « oooohhh, elle est mignonne avec ses petites idée mais elle y connaît rien à la technique ».

 

En général c’est là que je précise que j’ai un diplôme en menuiserie et la position change déjà d’un bon cran, je ne regrette vraiment pas de l’avoir ce diplôme !

 

 

5/ Avez-vous contacter d'autres personnes/organismes/associations pour vous aider dans votre projet ? Par quel moyen ? Cela vous a-t-il aidé ?

  • Formation Emergence de Projet de l’association Entreprendre au féminin 

Cette association organise également des ateliers réguliers et des cafés Off où l’on peut se retrouver entre femmes cheffes d’entreprises ou en projet. La dynamique que nous avons créée dans le groupe « Emergence de projet » perdure puisque notre groupe de 20 personnes se revoit tous les mois à notre initiative. L’association nous met une salle à disposition et nous continuons à nous lancer des thèmes d’un RDV à l’autre. Le prochain « Présenter son PITCH ! (pas la brioche hein !) En fonction des difficultés que chacune rencontre nous réfléchissons également ensemble aux solutions que l’on peut lui apporter, 20 cerveaux qui se penchent en même temps sur votre sujet c’est étonnant tout ce qui peut en résulter ! Et le maître mot de cette association, qui pour moi est la base de tout « la bienveillance » !

 

  • Boutique de gestion – Parcours Activ’Créa financé par Pole Emploi : Ce parcours est très figé par le cahier des charges de Pole emploi, trop en ce qui me concerne je n’ai pas été très satisfaite de ce parcours, le seul bon point est l’aspect suivi individuel car les thèmes traités sont vraiment survolés !

 

  • Marraînage de la CCI – Système d’accompagnement d’une cheffe d’entreprise déjà bien installée que l’on voit régulièrement pour aborder divers points, questions que l’on peut avoir sur la création, etc

En ce qui me concerne ce dispositif m’aide beaucoup, ma marraine est très bienveillante et ça fait du bien de discuter avec une personne qui est passée par les étapes que je vis actuellement.

 

  • Accompagnement de la CCI de Rennes (vient juste de commencer)

  

6/ Votre entourage est-il un soutien ? Vous encourage-t-il dans votre démarche ?

 

Aujourd’hui disons qu’ils ne sont plus un frein ! Mais je ne peux pas non plus leur imposer de me suivre, j’essaie de les intéresser mais pas toujours facile, je vais plutôt chercher le soutien ailleurs. Mais il est important de ne pas rester seule.

 

 7/ Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre projet ? Parvenez-vous à prendre du recul ?

 

Pas facile je suis dans sa construction, la tête dans le guidon ! Le recul sera pour plus tard.

 

8/ Pourquoi aujourd'hui avoir envie de communiquer sur votre expérience ?

 

Pour encourager toutes celles qu’on veut garder dans leur « petite boîte » à s’émanciper et à casser le moule ! Aujourd’hui même si j’ai des moments de doute, j’ai envie que ça marche et beaucoup de gens croient en mon projet. Je fais aussi ce que j’aime, je me suis redécouverte capable de beaucoup plus que ce que je pensais !

 

 

 


10/04/2017
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Emma, 55 ans

« Agir, c'est faire confiance à l'imprévisible »

Jacques Salomé

 

 

    Je m'appelle Emma et j'ai 55 ans. Je suis divorcée depuis 3 ans, avec trois grandes filles dont une encore au lycée.

J'habite Carpentras pour des raisons professionnelles depuis 2001 mais je suis originaire de Grenoble où j'ai vécu jusqu'à mes 25 ans.

Je suis originaire du Finistère Nord par mon grand-père paternel et j'ai toujours eu le désir de visiter la Bretagne sans jamais pouvoir le réaliser jusqu'à aujourd'hui.

Il y a eu de nombreux déménagements pour suivre les mutations professionnelles de mon mari.

Aujourd'hui, je suis adjointe administrative dans une maison de retraite publique passionnée surtout par ma mission en ressources humaines et d'assistance administrative auprès des résidents : des missions d'écoute et d'aide.

  

    En arrêt maladie (à causes de grandes difficultés familiales et professionnelles) et pour encore quelques mois, j'ai profité de ce temps pour entreprendre un bilan de compétences afin de mettre à plat mon parcours et faire émerger mes véritables désirs, aptitudes et compétences.

Ce bilan qui a été comme une renaissance pour moi, m'oriente vers un tout autre métier, celui de TISF (travailleuse en intervention sociale et familiale), un métier d'accompagnement des personnes en difficulté. C'est un métier de terrain ce qui est primordial pour moi.

 

    Suite à mon divorce, j'ai fait la rencontre d'un Breton, un pur Léonard (Nord Finistère) et nous venons de décider, après un an et demi, de vivre ensemble.

Pour moi il était évident qu'il était temps de rentrer en Bretagne, ce pays qui coule dans mes veines, et mes premiers voyages là-bas n'ont fait que renforcer ce besoin.

Je rentre au pays le 1er juillet 2017 et je vais commencer une formation à la rentrée de septembre sur Brest.

La plus jeune de mes filles, même si c'est difficile pour elle de quitter Carpentras où elle a passé toute sa vie, me suit dans ce changement de vie.

 

    Où j'en suis ? La réflexion concernant ce projet a commencé en octobre 2016 et trouvera son aboutissement en juillet 2017.

Le projet est en phase finale !

La première démarche lors d'une reconversion professionnelle est le bilan de compétences. Il faut bien choisir l'organisme et ne pas hésiter à rencontrer plusieurs professionnels avant de faire son choix. Il est nécessaire aussi de bien cerner ce que l'on souhaite dans ce bilan.

Pour le bilan de compétences j'ai fait appel à un cabinet de Carpentras. J'ai eu des contacts téléphoniques avec deux autres mais j'ai"flashé" pour lui : c'est un peu comme avec un psy. Ne pas hésiter à demander quel diplôme et quelle formation a la personne qui fait le bilan. Le mien est un ancien artisan qui a eu un accident du travail Il a fait une reconversion professionnelle psycho et neuro psy, 30 ans d'expérience : Voilà l'adresse de son site web : www.blettery-rh.fr

J'ai pris des contacts téléphoniques et j'ai eu des entretiens tant avec le centre de formation qu'avec les professionnels du secteur tout au long du déroulement de mon bilan de compétences.

Vive les billets d'avion low cost !!!

Cette étape est à faire très vite dés qu'on a le projet de changer de vie, parce qu'il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Les premiers retours positifs m'ont encouragée et valident mon projet : je me rends compte qu'il est faisable et réussissable !

Ont suivi les enquêtes métier sur le terrain pour avoir confirmation que ce que je voulais faire correspondait bien à mes attentes.

Rencontre aussi avec la directrice de la formation et inscription en cours.

Dossier d'inscription aussi envoyé dans le lycée où sera scolarisée ma fille et préavis pour résilier mon bail envoyé aussi. Je ne peux plus reculer !

Nous en sommes à chercher une maison aux environs de Brest.

  

    Les difficultés que j'ai rencontrées ? Le plus difficile ce sont les périodes d'incertitude : est-ce que j'ai bien fait ? Est-ce que cela va convenir à mes enfants ? Est-ce que je vais y arriver ?

Les attentes de réponse aussi pour la formation, pour le logement etc ...

C'est dans ces moments là qu'il faut foncer et n'écouter que son cœur et vivre au présent car nous ne maîtrisons pas le futur et souvent on s'angoisse pour quelque chose qui n'existe pas !

Ne jamais oublier qu'il y a toujours une solution. Qui ne tente rien n'a rien, c’est le moment de s'en souvenir !

 

    J'ai la chance d'avoir mon entourage familial et amical qui m'encouragent dans ce projet. Certains encouragements ont été décisifs dans ma prise de décision.

Il ne faut pas hésiter à parler de notre projet dans nos familles ou nos cercles d'amis : on ne sait jamais … le hasard fait souvent bien les choses.

  

    Même si je suis encore en plein dedans mon projet, je me rends compte que plus j'avance dans sa réalisation, plus les choses se mettent en place petit à petit et plus je deviens zen, sûre d'être sur la bonne voie.

  

    Si aujourd'hui je témoigne, c'est parce j'ai connu de grandes périodes d'incertitude car il faut toujours que je cherche à contrôler un avenir que je ne connais pourtant pas.

Avoir des témoignages de réussite de changement de vie peuvent être une aide ou un petit coup de pouce tant pour se lancer que dans le déroulement de ce changement.

Cela peut permettre de dédramatiser, de ne pas se surcharger d'inquiétudes qui ne sont pas utiles. Cela peut être aussi un petit conseil glané dans les témoignages, une piste qui vont nous permettre d'avancer.

En tout cas ce blog est une excellente idée !

Je souhaite bon courage à ceux qui ont le désir et entreprennent un changement de vie radical.

 

 

 

 


08/04/2017
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Karine, 42 ans

« J'ai décidé d'être heureuse parce que c'est bon pour la santé. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort »

 

 

Ma présentation :

   Je m'appelle Karine et j'ai 42 ans. Je suis née à Pont L'Abbé, une bigoudène et fière de l'être ! Je suis maman de 3 beaux enfants de 15, 13 et 7 ans. Des enfants métis d'une union avec un papa ivoirien.

Je vis actuellement sur Quimper. J'aime ma belle région. La mer et les superbes promenades le long de notre littoral. J'aime les galeries d'art et je suis passionnée par les sculptures africaines.

 

Mon parcours :

   J'ai eu des études brèves car je devais travailler au lieu d'étudier. Alors après un BEP service à la personne, j'ai travaillé un an à l'hôpital Laennec. J'en garde un bon et moins bon souvenir car quand on a 18 ans, certaines choses ne sont pas simples ... la relation avec les malades se passait bien. Mais mon intégration au sein de l'équipe l'était moins, du moins avec certains qui me prenaient pour un simple bouche trou … Puis ce fut une fin de contrat qui n'avait pas été reconduite (car à l'époque les CES étaient renouvelables 2x6 mois).

Fin de l'été, je vois une annonce dans laquelle il y a un gros recrutement pour commencer la saison du saumon. Sans aucune expérience, aucune connaissance, après un entretien de 10 minutes ... me voilà prête a commencer ! Si à ce moment-là on m'avait dit que j’allais y passer un bout de ma vie (10ans) … Dans le froid, debout pendant des heures, les pieds humides, la cadence folle des machines, les 2x8, et même 6j/7 ... Quand j'y repense, ce qui m'a fait tenir, c'est l'ambiance des saisons, des intérimaires qu'on formait sur le tas .. les fous rires ... Apprendre à se connaître vu qu'on passait beaucoup de temps ensemble ... Ensuite, je suis passée chef de ligne .. J'ai beaucoup appris sur moi et sur ce que j'étais capable de faire : gérer des hommes et femmes, apprendre à se faire écouter, respecter et le plus important était de respecter chacun suivant nos différences ... Et bien sûr toujours dans une bonne ambiance.

   A l'arrivée de mon deuxième enfant, je ne concevais plus de travailler en usine, j'ai pris un congé parental de 3 ans puis j'ai demandé un licenciement a l'amiable qui a été accepté. Ensuite, je ne savais pas dans quel domaine m'orienter. J'ai donc fait un accompagnement avec « Retravailler en Bretagne » pour un bilan de compétences qui m'a orienté sur ma formation service à la personne. J'ai donc postulé à l'ADMR où ça s'est bien passé. J ai été vite embauchée. J'ai effectué ce métier quelques mois et j'ai décidé de trouver autre chose.

   J'ai très vite retrouvé un autre travail Comme agent de service pour une société de nettoyage et j'y ai aussi passé 10 ans ... J'ai apprécié ce travail pour son autonomie mais aussi pour le travail en équipe, le relationnel avec les clients. Malheureusement, depuis quelques mois un problème de dos s'est réveillé. J'ai été opérée en 2014 d'une hernie discale avec une récidive herniaine. Début 2016, la valse des arrêts a commencé et en juin, après une grosse crise et une hospitalisation, je n'ai jamais pu reprendre mon travail. J'ai une inaptitude à mon poste de travail et un licenciement en fin d'année 2016.

 

Mes projets :

   J'ai voulu rapidement retrouver un travail. Mais comment faire ? Dans quoi me lancer ? J'avais des idées mais bien sûr incompatibles avec mes problèmes de dos. Pôle emploi m'a dirigée vers cap emploi qui s'occupe des personnes avec une reconnaissance de travailleur handicapé. Donc mon dossier est passé en commission et j'ai eu un entretien individuel. Suite a cet entretien, ils m'ont proposé un accompagnement avec l'IBEP sur 5 semaines, 2 jours par semaine. J'ai bien sûr accepté car pour moi, même avec mes problèmes de dos, impossible de rester à tourner en rond chez moi, j'ai besoin de travailler et de rencontrer des gens et surtout de me sentir utile. Donc j'ai commencé lundi, on nous apprend à faire le deuil de notre ancien métier, à trouver nos atouts, ce qu'on aime faire et ce qu'on ne peut plus faire. Au début, je pensais qu'on allait tourner en rond mais au final, même si je pensais que c était pas avec ce genre de test que j allais avancer j'ai été agréablement surprise quand la formatrice m'a identifié une première piste ! J'ai vraiment hâte d'être à la semaine prochaine pour continuer !

 

   Ce qui me fait peur c'est de savoir qui pourrait bien embaucher des gens avec des handicaps ... c'est déjà pas simple quand on est valide et en bonne santé ...

 

   Je n'ai jamais pensé que d être une femme était un frein dans ma vie, je fonce vers mes objectifs.

 

Les contacts :

   Pour le moment il y a pôle emploi, Cap emploi et l'IBEP. Certainement dans les semaines à venir j'aurai sûrement d autres contacts.

 

Mon entourage :

   Ma sœur m'aidait moralement a toujours aller de l'avant, malheureusement elle nous a quitté il y a pas très longtemps. Mes enfants sont fiers et je pense que le jour où je retrouverai un travail ils seront heureux. Et ma maman qui est là dans chaque épreuve.

 

Mon regard sur mon projet :

   Le regard que j'ai sur ce début de reconversion est de foncer. Je sais que je ne suis pas seule et on a une chance d'avoir une formatrice extra. Un groupe dans lequel on est tous dans le même bateau avec des pathologies différentes mais avec cette même envie.

 

Pourquoi communiquer sur votre expérience aujourd'hui ?

   Pour moi c'est une bonne façon de vider son sac et de ne pas se sentir seule. Il y a sûrement des personnes comme moi, qui sont perdues sur leur avenir professionnel. Il faut aller de l'avant, ne rien lâcher et ne rien regretter. Certes les douleurs sont permanentes. Peut-être elles vont empirer un jour mais tant qu'on peut il faut foncer !

 

 

 

 

 

 


07/04/2017
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Jessica, 30 ans

 

« Elle ne savait pas que c’était impossible alors elle l’a fait »

 

 

 

1/ Faites votre petite présentation (si vous le souhaitez-vous pouvez rester anonyme ou utiliser un pseudo) : âge, lieu de naissance et lieu d'habitation actuel, votre situation familiale, vos goûts et passions.

Jessica, 30 ans née dans le Cher. Je vis près de Limoges dans le 87 (Haute-Vienne) avec mon conjoint et mon petit garçon de 2 ans et demi. Je suis passionnée par l’entrepreneuriat et tout ce qui touche au domaine créatif : couture, pâtisserie, graphisme, aquarelle… Je suis en train de lancer ma ligne d’agenda sur-mesure : My Kirjä Boøk.

J’ai un bac STT Commerce et communication, et un DEUST métiers de la culture. (un peu rien à voir !)

 

2/ Racontez-moi votre parcours : quel(s) changement(s) avez-vous entrepris ? D'ordre privé ou professionnel ? Comment l'idée vous est-elle venue ? Pourquoi ?

Il y a 5 ans j’ai eu jusqu’à 4 emplois en même temps : animatrice touristique à mi-temps, assistante administrative dans le sport à mi-temps + conseillère Tupperware, et je m’étais mise à mon compte en tant que graphiste. Quand j’ai acheté ma maison, j’ai arrêté Tupperware, puis à la naissance de mon fils, j’ai eu l’opportunité que mon emploi d’assistante administrative me soit proposé à temps complet, ce qui est beaucoup plus simple d’un point de vue organisation avec un bébé. En effet dans le tourisme, je ne pouvais pas avoir de vacances pendant les vacances scolaires, aucun jour férié, travail les week-end, horaires… et surtout mes conditions de travail qui s’étaient fortement dégradées depuis l’annonce de ma grossesse. Donc je n’ai pas réfléchi longtemps. Début 2016 j’ai décidé de fermer mon entreprise de graphiste, car cela ne collait plus vraiment à mes principes, je vivais très mal le fait que les clients n’acceptent pas les conseils et me fassent faire des choses qui ne me ressemblent pas où par exemple les règles de graphisme n’étaient pas respectées, règles de typo non plus… Du coup j’ai arrêté ça aussi !

Mais au fin fond ma tête j’avais eu cette petite idée d’agenda durant l’été 2015, mais je ne souhaitais pas précipiter les choses, je voulais vraiment MA super idée, j’ai laissé mûrir quelques temps, et j’ai senti que c’était vraiment le bon projet qui me permettait de mêler création /artisanat/entrepreneuriat = tout ce dont j’avais besoin.

 

 

3/ A quel stade en êtes-vous de votre projet ? Quelles démarches avez-vous entreprises ?

Aujourd’hui je suis suivie tout au long de ma création par la BGE du Limousin. J’ai axé mon agenda sur des matériaux durables, respectueux de l’environnement donc je suis dans les démarches pour trouver un imprimeur respectueux de ces principes. Je travaille actuellement sur mon site Internet (qui n’est pas encore en ligne) j’espère arriver très vite à le rendre disponible. Et j’ai lancé ma page Facebook : My Kirjä Boøk pour suivre l’avancement du projet an attendant le lancement officiel de la ligne d’agenda. Chaque petit like ou partage me donne le sourire et l’envie d’y croire !

 

3/ Quelles difficultés rencontrez-vous ou avez-vous rencontrées ? Quelles étapes vous semblent difficiles ? Il est difficile pour moi de trouver des matériaux respectueux de l’environnement et des imprimeurs qui les utilisent et surtout des imprimeurs qui comprennent ma démarche et me prennent au sérieux. Je suis obligée de les relancer 36 fois pour essayer d’avoir un devis…c’est usant.

 

4/ Pensez-vous que le fait d'être une femme soit un atout ou un frein dans votre projet ? Pourquoi ? Ma ligne d’agenda s’adresse à un public féminin (entrepreneures solo ou femmes tout court), donc jusque-là le fait d’être une femme bah ça colle plutôt bien. Je ne saurais pas dire si le fait d’être une femme est un frein ou un atout. La principale difficulté étant selon moi d’être prise au sérieux avec un projet qui sort des standards.

 

5/ Avez-vous contacté d'autres personnes/organismes/associations pour vous aider dans votre projet ? Par quel moyen ? Cela vous a-t-il aidé ? Je suis en contact avec la BGE Limousin, techniquement ils ne m’aident pas beaucoup dans les démarches, où plutôt sur des choses très basiques (statuts, taux de charges…), mais j’avais besoin d’être entouré de quelqu’un qui suive mon avancement, qui me pousse dans ma réflexion. Mais à leur décharge l’entrepreneuriat dans le domaine créatif est très particulier, ce n’est pas comme devenir plombier ou comptable, c’est plus complexe je dirais.

Niveau budget, au début je pensais investir dans une imprimante numérique et une relieuse, et un site Internet. Pour des raisons de sécurité (financières), je préfère faire mon site moi-même, afin de tester mon projet, car pour faire ce que je veux il faut qu’un développeur crée un module exprès pour mon concept donc là ça explose le budget direct ! Si cela se développe comme je le souhaite je ferai refaire mon site par la suite.

Et pour ce qui est de l’imprimante j’ai changé d’avis, j’essaie de trouver un imprimeur qui accepte mon concept (impression à l’unité + papier recyclé = pas évident du tout !) et pour la reliure je pense investir mais plus tard, pour l’instant je le fais sous-traiter, c’est l’imprimeur qui gère.

 

6/ Votre entourage est-il un soutien ? Vous encourage-t-il dans votre démarche ?

Alors c’est assez compliqué, j’ai longtemps travaillé « dans l’ombre » sans rien dire à personne, le temps que mon projet mûrisse. Je n’avais pas envie d’entendre « encore une idée farfelue » ou « ça marchera jamais ton truc… » En faisant mon étude de marché, en me mettant en relation avec les bonnes personnes, j’ai pu voir que mon produit avait une cible, il y a une attente donc j’ai creusé, j’ai peaufiné et je suis rentrée en contact avec la BGE qui a donné du crédit à mon projet. A partir de ce moment-là j’ai pu en parler à mon conjoint, mais lui a du mal à visualiser, il lui faut du concret donc une fois que tout sera lancé ça ira encore mieux !

 

7/ Quel regard portez-vous aujourd'hui sur votre projet ? Parvenez-vous à prendre du recul ?

Il est peut-être un peu tôt dans l’avancée du projet pour prendre du recul. Je l’ai laissé mûrir suffisamment pour pouvoir le voir sous tous les angles. Je prends tous les conseils que l’on me donne, je n’hésite à me remettre en question. J’ai déjà des idées pour continuer à développer le concept.

 

 

8/ Pourquoi aujourd'hui avoir envie de communiquer sur votre expérience ?

J’aimerais que tout le monde croie en ses possibilités, en ses envies. Il ne faut rien lâcher, s’entourer des bonnes personnes, qui positivent qui vous poussent vers le haut. Et surtout il faut ESSAYER, ça mènera sûrement à des rectifications, corrections, améliorations et aussi des faux-départs. Avec l’envie et la conviction on ira loin ! J’ai échoué avec mon entreprise de graphiste ? Pas grave ce n’était pas mon truc et ça ne correspondait plus à mes valeurs. Mais j’avais toujours cette soif d’entreprendre et l’idée est là aujourd’hui, alors je donne tout pour y arriver.

 

PS : j’ai découvert la Bretagne l’an dernier, j’ai eu un vrai coup de cœur, depuis je rêve de m’y installer…

Moi : Un autre projet à concrétiser lol !! Vous reviendrez me raconter !!

 

Lien vers la page Facebook de Jessica: https://www.facebook.com/mykirjabook/

 

 


07/04/2017
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