Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Julie, 30 ans

 

Bonjour, je m'appelle Julie, j'ai 30 ans à la fin de ce mois de mai, j'habite La Baule avec mon compagnon et nous n'avons pas (encore !) d'enfant.

Je suis curieuse, j'aime apprendre encore et encore, découvrir de nouvelles choses. Je déteste la monotonie. J'aime quand ça bouge, change, avec des bonnes et parfois moins bonnes surprises : bref, que ma journée ne soit pas la même qu'hier ni que demain. Je suis originaire de la région Nantaise, bien que je sois née à Nice (J'appelle ça « l'accident de parcours » de mes parents...originaires de Nantes et Angers eux aussi, ils sont allés se perdre 3 ans à Nice...et je suis arrivée) Bref, je me sens Nantaise et Bretonne (bah oui, on efface pas 10 siècles d'histoire sous prétexte que Nantes n'est plus en Bretagne depuis moins de 100 ans !)

 

Mon parcours ?

Je ne suis pas vraiment en reconversion... c'est plutôt la vie qui voulait me reconvertir à autre chose que ce à quoi je voulais me destiner. La pensée résumée de mon parcours serait « j'aime ma région, son patrimoine, ses savoirs et savoir-faire et je veux le faire découvrir au plus grand nombre » maintenant...comment je fais ?!

J'ai commencé par un BTS Animation et Gestion Touristiques Locales (BTS Tourisme axé sur l'accueil réceptif) puis, pour me spécialiser, je me suis tournée vers une licence professionnelle en alternance de Chargée de Développement en Oenotourisme. Bon, dans la famille, mon grand père était vigneron... Il y a sûrement un gène viticole qui se balade... Ce fût une année d'étude riche et excitante : je travaillais dans un domaine viticole et 1 fois par mois je descendais sur la région bordelaise pour assister aux cours. Par la suite, il m'aura fallu 5 ans de galère, de boulots alimentaires et de force de caractère pour enfin, accéder au métier de mes rêves (et en rapport avec mes études !) : Caviste. Et coup de bol, on m'a proposé ce poste 15 jours après avoir donner ma démission de mon CDI parce que je n'en pouvais plus et entrais dans un état dépressif ! Et re-coup de bol, 6 mois après mon embauche, mes patrons me propose de prendre la cave en location gérance. Comme quoi, dans la vie, il faut parfois galérer, s'accrocher et surtout ne pas lâcher car lorsque LA bonne opportunité se présente, il faut savoir la saisir. Ce que je me suis empressée de faire !

 

Aujourd'hui, nous sommes en train de rédiger conjointement le contrat de location gérance. En parallèle, je monte mon EURL.

Je commence également à sélectionner de nouveaux fournisseurs, prendre des contacts et demander des échantillons.

 

Ce qui m'effraie un peu c'est tout le côté « gestion comptable / RSI / tenu de compte » etc... bon j'imagine bien ne pas être la seule : ce sont des domaines presque inconnus, et même si je serai épaulée par une experte comptable, je veux pouvoir tout comprendre et tout maîtriser...

Un autre point qui me fait défaut : je n'ai pas de formation de caviste ! J'apprends tous les jours et je travaille pour combler mes lacunes : c'est un vrai plaisir d'apprendre, mais parfois je ne me sens pas légitime devant le client. Pourtant, je sais que je conseille bien et mes clients sont satisfaits. Mais voilà...je complexe un peu sur mon manque de formation.

 

Dans mon métier, être une femme, je pense que c'est un réel atout. Les femmes ne représentent que 30% des cavistes en France (c'est déjà bien mais peut mieux faire !) Du coup c'est plus « originale ». Et puis, j'ai mis ma touche féminine à la cave, j'en retire beaucoup de compliments des clients. La personne avant moi (un homme) ne se donnait pas tant « de mal » pour embellir le commerce.

Etre une femme chef d'entreprise, suscite également, à mon sens, plus d'admiration que lorsque c'est un homme. Et non, je ne boude jamais mon plaisir de le dire haut et fort car je suis fière de moi !

 

J'ai été aidée par plusieurs personnes : une experte comptable que j'ai rencontrée gratuitement grâce au Centre des Initiatives Locales de Saint Nazaire. Sinon les propriétaires du fond de commerce (mes patrons pour encore quelques semaines) m'accompagnent dans toutes les démarches. Cela m'aide dans tous les cas. Grâce au CIL j'ai pu déterminer le type d'entreprise adaptée à mon projet.

 

J'ai également le soutien de mon mari et il me file des petits coups de mains, notamment en terme d'aménagement et embellissement de la cave. Mes patrons m'accompagnent dans les démarches et ma famille et mes amis m'encouragent.

 

Aujourd'hui, j'ai du mal à me projeter au delà de quelques semaines puisque, bien que je travaille à la cave et qu'il n'y aura pas de coupure, qu'est ce que cela va changer dans mon quotidien au boulot ? Dur dur d'y voir clair pour l'instant...

En revanche, je sais que j'ai un potentiel de développement important, j'ai beaucoup d'idées mais je ne veux pas me précipiter et mal faire...

 

Si aujourd'hui je souhaite communiquer sur mon expériences, c'est parce que je suis fière de moi et que ça fait du bien ! Sans avoir à se dire « je me regarde le nombril » car non ce n'est pas ça ! Devenir Caviste à mon compte, c'est l'aboutissement d'un parcours d'études puis professionnel, c'est se sentir un peu plus « Chauveau » car dans ma famille, mon papa le premier, il y a beaucoup d'entrepreneur... A croire que c'est une marque de fabrique ;)

C'est aussi partager mon expérience de la galère. Je n'ai jamais trouvé, dans ma région, d'emploi en oenotourisme. J'ai fait du commerce (vendeuse – livreuse de surgelé à domicile : ça vous forge le caractère !) à la place. Et je ne regrette rien, car chaque minute de mon parcours est un pas qui a précédé mon arrivée à La Cave d'Amour de Pornichet.

 

 

https://www.facebook.com/cavedamour/?ref=ts&fref=ts

 

 



09/05/2017
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