Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Nouveau départ, nouvelle vie en Bretagne

Sandrine, 45 ans

   Bonjour, je suis Sandrine, une passionnée, je mets de la passion dans tout ce que je fais. Par mon grand âge, oui, oui, je suis une ancienne du haut de mes bientôt 46 ans ! Originaire d’Alsace, je vis aujourd’hui en Franche-Comté, bon d’accord à 10 kms max de l’Alsace. Je ne suis pas partie très loin. J’ai un conjoint (si, si, et il me soutient !), et deux filles un peu particulières, car elles sont les deux à haut potentiel ou surdouée. Cette particularité a de l’importance car c’est cela qui finalement m’a poussé dans mon désir d’indépendance, pas que, mais je pense que j’aurais accepté plus de choses du monde de l’entreprise sans mes deux filles à gérer avec tous les aléas que cela a !

Mes passions : mes filles (et oui), ma vie (je ne suis pas une passionnée pour rien, j’aime ce que je fais de ma vie !), la gestion de projet, la formation, l’enseignement… et le sport (bon, là, j’ose le dire, je ne suis pas au top car je remets souvent au lendemain !)

 

   En ce qui concerne mon projet, l’idée a germé très lentement dans mon esprit. Cela faisait un moment que je réfléchissais à une reconversion professionnelle mais disons que le choix n’était pas facile car j’avais la chance de faire le métier que j’avais choisi, et que j’aimais ! Et oui, je travaillais dans ma passion. Mais les limites de la situation de salarié me sont vites apparues. Je n’arrivais plus à assumer ma vie professionnelle (responsable d’équipe) et finalement ma vie de famille. La particularité de mes filles faisait qu’on avait beaucoup de problèmes avec le milieu scolaire et le périscolaire. C’était difficile le soir de les récupérer en pleure ou mal dans leur peau après une journée hard au boulot. Alors oui, j’ai craqué pour moi, c’était difficile finalement d’arriver à tout concilier.

Et là, je me suis dit : et si je tentais autre chose ? Très vite, la solution a germé en moi, oui, j’allais me lancer dans la formation ! Mais pas que : former mes successeurs à notre métier : la gestion de projet ! Cela a été très vite une évidence, appuyée par une personne de l’Apec. Me restait plus qu’à me lancer, mais j’avais pris la décision de prendre le temps, car je me rendais compte que la formation ne suffirait pas à me donner un bon salaire. Mais voilà, ma mission chez mon dernier client s’est terminée, ce que j’avais prévu, mais je n’avais pas prévu finalement qu’on me proposerait deux solutions : partir en rupture conventionnelle ou nouvelle mission à 150 kms de chez moi (à Strasbourg, ma ville de naissance.). Il m’était impossible de partir à Strasbourg même la moitié de la semaine (compromis que j’avais proposé car la mission était intéressante) car là, je savais que mes filles ne le supporteraient pas.

Cette période était très tendue au niveau scolaire pour la grande et elle était en CP. La petite cela allait mais bon cela n’était pas génial. Du coup, j’ai accepté la rupture conventionnelle, du moins, je me suis préparée dans cette optique à l’entretien avec mon chef pour refus de mission. Il m’a dit clairement « de toutes façons, je ne me fais pas de soucis pour toi, je sais que tu sais déjà ce que tu vas faire. ». Oui, je le savais ! J’allais me lancer dans la formation et dans le conseil, mais là, je dirais moi qui voulait prendre mon temps, c’est venu à la vitesse grand V ! Par contre, j’ai eu de la chance, c’est allé très vite après. J’ai trouvé en 6 mois, un client qui me prend environ 60 jours de formation par an. Cela me permet de prendre du temps pour monter mes autres projets sans stress.

 

   J’ai fait le choix de partir en portage salariale, car pour moi, c’était le côté sécurité qui me convenait !

Aujourd’hui, mon secteur formation tourne sans aucun problème et me permet de dégager un relatif bon salaire. Je dis relativement car je pourrais toujours avoir plus, mais disons que je suis contente de ce que j’ai. Quand je ne donne pas de formation, je suis à la maison, je peux m’occuper de mes filles quand elles ne sont pas à l’école. Je peux leur éviter d’être trop en péri scolaire ou autre. Du coup, les choses s’apaisent un peu de partout, leur scolarité va mieux, leur joie de vivre aussi. Je suis présente pour elle, et moi aussi, j’ai trouvé mon équilibre.

Il m’a fallu du temps pour y arriver car quand j’ai quitté le salariat en 2013 (déjà !), j’étais complètement en burn-out, mal dans ma tête, mal dans mon corps. Aujourd’hui, je suis prête pour lancer les autres projets que j’ai en tête. Il m’a fallu ces 4 ans pour me reconstruire, pour reconstruire mes filles ! Là, je suis fin prête !

 

   J’ai sans doute de la chance, car je n’ai pas rencontré de difficultés particulières, sans doute car j’ai eu de la chance de rapidement trouver un gros client, mais aussi parce que quand je me suis lancée mon projet il était clair dans ma tête, il était approuvé par l’APEC (ce qui était finalement un moyen de ma rassurer, oui, j’avais raison de me lancer !).

Double chance, car j’ai aussi réussi à rentrer en tant que professeur dans l’école d’ingénieur de ma ville, eux étaient contents de me trouver au vu de mes compétences et de mon lieu de résidence et moi, j’étais contente car c’était une super opportunité !

 

   Pensez-vous que le fait d'être une femme soit un atout ou un frein dans votre projet ? Pourquoi ?

Les deux !!! oui, j’ose le dire ! C’est un frein à cause des mentalités, mais c’est un formidable atout car en fin de compte, notre approche est totalement différente de celle des hommes. Et nous avons, nous les entrepreneuses, beaucoup à apporter au monde de l’entrepreneuriat et au monde tout court ! Nous devons être les actrices du changement !

En ce qui concerne les aides, j’ai été juste à une rencontre à la Maison de l’emploi et formation de ma ville, et j’ai trouvé de suite mon format. Ensuite, je n’ai pas étudié d’autres formes car c’était vraiment ce dont j’avais besoin : rentrer dans une coopérative d’activités et bosser en portage salariale. Cela allait bien avec mon activité et cela m'apportait la sécurité que je recherchais.

 

   Au sujet de mon entourage et de leur soutien : mon conjoint me soutient mais comme un conjoint ! Par contre, je m’attendais à plus de soutient de la part de mon père par exemple au vu de son parcours, là, je suis vraiment en manque. Mais disons que je fais avec car d’un autre côté, je démontre à tout le monde que je réussi grâce à mes capacités !

 

   Mon projet vivote, oui, je suis salariée de la coopérative, oui, j’ai un bon salaire… mais voilà, j’ai mis un peu mes projets autres que la formation de côté pour me reconstruire, et là, j’éprouve vraiment le besoin d’avancer à 200 %. J’ai vraiment envie de développer mon axe de conseil, car, j’ai mis le temps mais là je pense avoir trouvé précisément ce que je voulais faire. Mon objectif est d’aider les entrepreneuses à construire leur projet à travers une méthode que je développe au vu de mon expérience passée en gestion de projet, de ce que j’ai pu découvrir depuis 4 ans. Je me rends compte aujourd’hui, que mon avenir est là, dans l’aide aux entrepreneuses à développer leur projet. C’est aussi ce qui me fait kiffer !

 

   Mon projet actuel, il est ce qu’il est car j’ai réalisé tout ce cheminement comme je disais dans ma présentation, il ne serait sans doute pas là, si je n’avais pas dû faire des choix pour mes filles ! Car j’aimais ce que je faisais, c’était les conditions que je n’aimais pas, mais j’aurais pu partir dans une autre entreprise. Mais pendant mon burn-out j’ai fait le choix de prendre du temps pour mes filles, j’ai fait le choix de lancer mon projet.

Si j’avais un message à faire passer, c’est qu’il faut oser, oui, il va y avoir des freins, oui on va devoir faire face à des peurs. Mais franchement, à partir du moment où je me suis lancée, où j’ai pris ma décision, je n’ai jamais ressenti de peur. Moi, la peureuse, j’étais certaine de mon projet et je l’ai toujours mené sereinement et avec passion. Même le jour où j’ai signé ma rupture conventionnelle, ben, j’étais heureuse, soulagée, mais je n’ai pas eu peur de mon avenir. Je savais aussi qu’au cas où, je pouvais toujours revenir dans le salariat, que des postes de chef de projet, ou de consultant fonctionnel, ben, j’allais en trouver facilement. Pour moi, cela a toujours été une évidence, mon projet allait fonctionner !

Aujourd’hui, je vie de mon projet et je suis sereine pour la suite car je sais que je tiens de l’or dans ce que je veux proposer. Cela peut sembler prétentieux, mais je crois fortement que ce que je veux proposer cela va permettre à beaucoup de personnes de s’épanouir dans leur projet d’entrepreneuriat. C’est une approche différente, une approche qui met en avant le créatif de chacun !

 

Site de Sandrine :  www.odin-conseil-formation.fr

 

 



09/05/2017
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